Je voulais rendre hommage à un grand artiste grâce à qui j’ai appris à faire de l’encre

Hokusaï

Le vieillard fou de dessins

Peintre du XVIIIème siècle, il a réalisé pas moins de 30000 dessins !

On connait tous son estampe de la Vague de Kanagawa mais beaucoup moins le reste de son œuvre et sa vie.

Son nom Hokusai n’est que son avant dernier nom d’artiste, ce n’est pas son vrai nom. Il a porté un non différent pour chaque période de son art et sa vie. Cent vingt noms au total dont voici les plus connu : Tokitaro enfant, Katsukawa Shunro dans le premier atelier son l’égide d’un maitre, Gunbatei lors de sa rupture avec le style de cette première école, Sori II lors de son entré dans une nouvelle école (époque où il découvre l’art occidental et la perspective).

Une vie à sa démesure

Vers 1799 il devient indépendant et prend le nom sous lequel il est actuellement connu Hokusai.

Il en changera ensuite quand il entreprendra une série de voyage dans son pays pour se nommer Taito. C’est l’époque où il dessinera sa Manga, véritable encyclopédie artistique.

A 60ans, il se nomme Litsu et entame sa série la plus célèbre : Les 36 vues du Mont Fuji. Il rompe alors avec la tradition de l’ukiyo-e et crée un style propre. Il utilise le bleu de Prusse, couleur qui vient d’être introduite au Japon.

En 1834 il change pour la dernière fois son nom et devient Manji « le vieillard fou de dessin ». C’est l’époque de sa célèbre série en noir et blanc, Les 100 vues du Mont Fuji. Il va ensuite abandonner l’estampe pour se consacrer à la peinture, notamment aux fresques des temples.

 

Artiste immense, aux milles visages, il a profondément marqué l’art de son pays et celui de l’occident. Il a dessiné tous ce qui pouvait l’être, passant de la miniature la plus minuscule (peinture sur grain de riz) au dessin gigantesque. Il a exploré tous les styles de son époque, toutes les techniques.

Il marque la fin d’un âge, le début de l’ouverture du Japon à l’occident. Après lui le Japon se tournera de plus en plus vers l’occident, sa société en sera chamboulée et il oubliera peu à peu ses traditions.

Hokusaï par lui-même

« Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner la forme des objets, Vers l’âge de cinquante ans, j’avais publié une infinité de dessins, mais tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans ne vaut pas la peine d’être compté. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la structure de la nature vraie, des animaux, des herbes, des arbres, des oiseaux, des poissons et insectes. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai encore fait plus de progrès. À quatre-vingt-dix ans, je pénétrerai le mystère des choses ; à cent ans je serai décidément parvenu à un degré de merveille, et quant j’aurai cent dix ans, chez moi, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens ma parole. Écrit à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Gwakiô Rôjin, le vieillard fou de dessin. »

Hokusaî

Galerie